DOUAI

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DOUAI

Peuplée de 42 212 habitants, dans une agglomération de 119 772 habitants (1990), Douai demeure, en dépit de sa position au centre d’un bassin houiller, fortement marquée par un brillant passé. Le site est classique pour le Nord: entre la craie du Bassin parisien et les sables et argiles des bas pays, à l’endroit où la Scarpe sort de la craie, y changeant de régime. Duacum, mentionné dès le VIIe siècle, fut une ville drapante certes, mais elle vit se développer davantage les fonctions administratives et commerçantes (parlement de Flandres, université); elle eut un certain rayonnement intellectuel (le peintre J. Bellegambe). Mais Lille fut une rivale sévère, reprenant les fonctions administratives et universitaires. Douai conserva cependant la cour d’appel et la cour d’assises, la direction des Houillères, de nombreuses écoles, et les marques de son passé, grâce à ses monuments (hôtel de ville, Chartreuse), ses musées, ses anciens hôtels.

Le centre contraste avec les banlieues industrialisées depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Le charbon a fortement marqué la banlieue est (Waziers, Sin-le-Noble, Dechy); les autres industries se sont développées selon un axe sud-ouest - nord-est, le long de la voie d’eau et de la voie ferrée: brasserie, sucrerie, papeterie, fabrication de la plus grande partie du plomb et du zinc français; et, à Noyelles-Godault, de nombreuses industries mécaniques: matériel de mine, ressorts, matériel de chemin de fer.

La récession houillère a posé des problèmes aigus dans la mesure où les Houillères ont occupé jusqu’à 20 p. 100 des actifs de l’arrondissement. Pour tenter de compenser ce déclin, des entreprises ont été implantées (construction automobile, imprimerie). Le secteur secondaire occupait, en 1990, 36,7 p. 100 de la population active, tandis que le secteur tertiaire en employait 62,3 p. 100.

Encyclopédie Universelle. 2012.